QU'EST CE QU'UN SOIN ?


Ambroise Paré : « Moi je soigne et dieu guérit »

Ambroise Paré, (1510-1590) est un chirurgien et anatomiste français.



Pratiquer un soin par le shiatsu implique 2 mots importants dans le processus :

SOIN & SHIATSU.

C’est en 2016 que j’entreprends l’étude du shiatsu à l’Institut Français de Shiatsu, école fondée par Michel Odoul et qui me permet la compréhension et la pratique de cet art venu du Japon. Chaque pratique du shiatsu est un apprentissage permanent. C’est infini. L’autre mot important en lien avec le mot shiatsu est le terme générique de SOIN.




1 _ DEFINITION :

Actes par lesquels on veille au bien-être de quelqu’un.

Actes de thérapeutique qui visent la santé de quelqu’un, de son corps.




2 _ SOIN / SOIGNER :

Réaliser un soin shiatsu ou autre c’est avant tout prendre soin de l’autre. Cette démarche est un apport extérieur qui vise une finalité. Et très vite lorsque nous nous intéressons au terme de soin, le mot soigner s’invite à la réflexion.

En médecine moderne, le terme soigner se lie à la maladie et la recherche de la guérison.

Le terme de soin, prendre soin, est centré sur la personne et ses besoins, allant le plus souvent bien au-delà de cette maladie. C’est un tout.


La maladie intervient comme une entité négative. Elle est associée à une connotation négative, à des évènements « néfastes ». Dans nos schémas culturels actuels nous passons beaucoup de temps à nous soigner, à corriger des maladies avec des stratégies extérieures que l’on développe.

L’individu à principalement des manifestations de la vie dans son corps à des degrés différents et à l’image de sa vie, de ses émotions, de son environnement. Notre corps, vivant, s’adapte à son environnement et à nos modes de vie. Par quelques manifestations (symptômes), ce corps vivant nous fait savoir que parfois le chemin emprunté n’est pas forcément la meilleure voie pour l’individu à cet instant précis et présent.


Nous allons ainsi préférer parler de symptôme et non vraiment de maladie. Le symptôme envoie des signaux d’alerte à notre corps et nous indique avec certitude qu’il faut reprendre en main notre état de santé. C’est un signal certes pas forcément agréable mais positif car notre corps réagit (notre corps est vivant !). Avec la mise en exergue de ce symptôme, nous allons pouvoir réfléchir, comprendre et apporter le soin qu’il convient. Le soin accueille et conscientise le symptôme et son message.




3 _ LE SYMPTÔME :

En ostéopathie, on dit que seuls les tissus savent : la preuve magistrale sont les symptômes qui sont là pour nous dire que quelque chose ne fonctionne pas comme il le devrait. Votre corps sait avant votre cerveau. Les symptômes deviennent ainsi le meilleur allié de l’individu. Le symptôme est l’interface entre le corps et la conscience.


William Garner Sutherland était un médecin ostéopathique américain et une figure importante de la médecine ostéopathique américaine du début du 20eme siècle (1873 – 1954).

« Permettre à la fonction vitale interne de manifester sa puissance infaillible, plutôt que d'appliquer une force aveugle venue de l'extérieur. »


Pour William Garner Sutherland il est nécessaire d’intervenir le moins possible pour laisser la puissance vitale intérieure d’un individu agir plutôt que d’intervenir de façon aveugle avec une force démesurée. Il nous parle ici de soins et non pas du terme soigner. Le soin de débloquer l’énergie vitale du corps pour que celle-ci puisse jouer son rôle naturellement.


Pour William Garner Sutherland, les gens sont sur traités parce qu’ils sont sous diagnostiqués. Pour lui, moins on cherche à comprendre les principes de la vie plus nous mettons de l’énergie pour compenser ce déséquilibre. Notre mode de guérison moderne refuse l’énergie du corps en refusant le symptôme. On utilise alors de grandes quantités de remèdes venant de l’extérieur afin de faire taire le symptôme (la maladie), si précieux dans ce qu’il a à nous raconter sur notre état de vie.


Faisons une analogie.

Le symptôme est comme l’alarme d’une maison. L’alarme se déclenche lorsqu’un problème survient comme par exemple le début d’un incendie. Notre but n’est pas de faire taire l’alarme, qui nous agace à la longue forcément, mais plutôt de comprendre pourquoi cette alarme, à ce moment précis, s’est mise en fonctionnement. De part cette recherche, nous découvrons ainsi un début d’incendie, quelque part dans la maison à un endroit différent de l’alarme, que nous allons pouvoir ainsi maitriser avec différentes techniques.

Décider d’éteindre directement l’alarme (le symptôme), trop bruyante à nos oreilles, sans découvrir la cause de son déclenchement conduira à la destruction globale ou partielle de l’habitat par l’incendie. Ne pas prendre en compte cette alarme n’aura fait qu’accentuer le drame à venir.


En conclusion, je n’apporte pas un soin à l’alarme (au symptôme) mais à la cause de l’alarme qui est l’incendie. Après avoir maitrisé cet incendie qui est une urgence (survie), nous allons également par la suite comprendre la source de cet incendie en apercevant par exemple un système électrique global de la maison trop vétuste. C’est à cause de ce mauvais système que l’incendie a pu se déclencher. On va donc apporter un soin global à tout le système électrique pour éviter un nouvel incident et donc un nouveau symptôme.


Suivant l’individu et son histoire, derrière ce symptôme qui nous guide, un soin apportera une aide fondamentale du retour à un état de santé. Qu’est ce qui a conduit à cette tension, à ce déséquilibre ?




4 _ LA GLOBALITE :

Le shiatsu est avant tout une méthode d’HARMONISATION générale des énergies. C’est un soin global des pieds à la tête qui englobe tous les systèmes. Par la pression des doigts (le toucher), il va permettre le déblocage de certaines tensions afin que l’énergie vitale du corps puisse par elle-même fonctionner au mieux et circuler. Le receveur aura récupéré son potentiel immunitaire propre, il sera donc à même de « faire son propre ménage ».


Le donneur du soin ne doit pas être celui qui sait mais celui qui sait que le receveur sait. L’individu a participé à la mise en place du symptôme et refuse ainsi l’état de santé. Le donneur redonne au receveur les moyens (les clefs) de décoder les déséquilibres puis de les gérer au mieux.


Le soin doit traiter une globalité. L’idéal dans un soin est de traiter l’individu dans sa dimension holistique, dans sa globalité. On ne soigne pas un symptôme ou une maladie mais on donne du soin à un système dans son entièreté. Un soin qui permet de revenir au dialogue avec soi-même.


Un individu qui a un problème au foie ne nous parle pas de son foie spécifiquement mais d’un ou des systèmes qui englobent le foie. On apporte du soin à un terrain. Ensuite, le corps sait !

« Ce qui te manque, cherche le dans ce que tu as. » Koan Zen




5 _ MENTALISER :

Les symptômes sont là pour nous signifier une certaine distorsion entre la vie menée et le chemin de vie. Mais attention, le symptôme n’est pas là pour nous coloniser. Une chose importante est de ne pas donner de pouvoir au symptôme. Il faut faire attention avec notre mental constructeur. Il ne faut pas vivre au dépend de nos symptômes, maladies. Ceux-ci peuvent vite devenir une véritable prison. On ne laisse pas les symptômes, la douleur ou encore l’aliment coloniser l’être que nous sommes. On va préférer accueillir le symptôme, le comprendre et le laisser passer sans être dans la résistance. La médecine traditionnelle chinoise nous parle de cet accueil dans son approche. Elle n’est pas une médecine de lutte. On ne combat pas l’obscurité, on ajoute de la lumière.




5 _ SE NOURRIR :

Pour vivre, tout individu doit se nourrir. Il alimente cette VIE en nous, au quotidien. Cette nourriture est de plusieurs types : alimentaire, relationnelle, culturelle, respiratoire, intellectuelle. Ces nourritures sont communes à tous les êtres de toutes les cultures.


Une question émerge ! Dans nos cultures occidentales, donnons-nous trop d’importance à notre alimention au dépend des autres nourritures tous aussi indispensables pour la vie ?


Très souvent nous lisons : « Nous sommes ce que nous mangeons »

C’est, en partie, vraie mais seulement en infime partie. Nous sommes un tout. Nous sommes autant ce que nous mangeons, que ce que nous ressentons, nous vivons tout en même temps…


L’alimentation a pris de l’importance. Nous sommes en quelque sorte perdu avec un apport de théories sur l’alimentation qui sont surdimensionnées. On nous parle à longueur de journée des régimes, des lipides, des glucides, des protides, des calories, etc. Ce mode de pensée erroné donne trop d’importance à l’alimentation.


Ne pas se focaliser essentiellement sur l’une ou l’autre de nos nourritures est un point important de l’équilibre vital. Chaque nourriture à son importance et c’est la coexistence et l’équilibre de toutes ces nourritures qui construit et équilibre la vie, l’individu, l’être.




7 _ UN ECHANGE :

Un soin est avant tout un échange entre un donneur et un receveur. Le soin va permettre à l’individu de (re)devenir acteur de sa propre santé. Le soin est une qualité d’échanges, d’accueil, d’écoute et de relations corps / esprit. Le rôle du donneur est un rôle respectueux du receveur.


Prendre soin de notre santé c’est en grande partie aussi prendre soin des autres. Il s’agit d’un tout, d’une unité. Un soin n’est pas forcément une technique spécifique, il est avant tout instinctif.


Le praticien, le thérapeute que le receveur choisit est un choix essentiel. Il doit y aller au "feeling", en respectant son ressenti et se laisser guider en toute confiance pour profiter pleinement d'une détente totale.




8 _ LE SOIN AU QUOTIDIEN :

La vie a besoin du soin comme d’une nourriture pour prospérer dans son environnement.

Ce soin instinctif a malheureusement, en partie, disparu dans nos cultures occidentales. Le toucher est même devenu tabou dans nos sociétés modernes. Le moindre geste du toucher peut être vite perçu comme déplacé. Le soin doit redevenir quelque chose de naturel, instinctif et doit redevenir une nourriture du vivant.


Les soins sont de nos jours monétisés tout comme l’alimentation, l’eau et la médecine. Le soin est devenu un procédé de réflexion que l’on mentalise. La partie instinctive à complètement disparue. Essayons de redonner cette vertu au soin. N’hésitons pas, en couple ou en famille, à masser l’autre un peu tous les jours d’une manière instinctive.


Le toucher au travers de la peau est un soin qui a déjà son importance. Prendre les pieds ou les jambes de notre partenaire allongée sur le canapé pour y appliquer de petites pressions tout en regardant un programme. Et chacun son tour. Même si ce geste ne dure qu’une seule minute, il reste un soin mémorable et bien agréable dont le corps et le receveur se souviendront.

C’est déjà un soin qui permet de nous relier à l’autre. C’est un bon premier pas vers notre (ré)appropriation du soin instinctif qui reste un élément essentiel de notre nourriture vitale quotidienne. Prendre quelqu’un dans ses bras et lui faire sentir qu’on l’aime est également un remède puissant que le corps et l’esprit comprennent.



9 _ PRENDRE SOIN DU REPOS :

Le repos total n’existe pas. La vie en nous ne s’arrête jamais (système parasympathique).

La confusion se situe souvent entre le terme de repos et l’arrêt. Au repos nous ne sommes pas à l’arrêt.


Prenons l’exemple du jeûne.

La plus grande vertu du jeune ce n’est pas tant que l’individu s’arrête de manger mais plutôt qu’il va se nourrir d’autre chose. Nous allons accéder à une autre nourriture. Ce corps au repos va permettre l’intégration des informations et des savoirs. A ce moment précis l’individu s’éloigne de son point d’équilibre (de confort) et le corps tout entier se mobilise dans la zone où il en a le plus besoin. Notre corps au repos continue de travailler pour nous et pour l’intégration. C’est un moment très important.


Prenons l’exemple du renforcement musculaire.

Le travail consiste à mettre son corps en mouvement pendant quelques minutes puis de le reposer quelques minutes. Puis on répète l’exercice physique.

C’est au moment de l’exercice physique que nous donnons l’information à notre corps et c’est au moment du repos qu’il va y avoir « intégration » avec la reconstruction musculaire. C’est pendant la phase de repos que l’on bénéficie de la sollicitation réalisée en amont. La gestion du repos est alors primordiale dans ce processus.


Prenons l’exemple de la loi de l’hormèse :

Tout organisme s'améliorera si ce dernier a été exposé, de manière adaptée à sa constitution, à un stress puissant mais court.


Exemple lorsque nous passons du froid au chaud. La loi de l’hormèse n’est pas bénéfique lorsque nous sommes dans l’eau glacée mais bien après. Dans un bain froid le corps répond à la stimulation (alerte rouge, réponse au stress). Nous sommes alors loin de notre état d’équilibre (de confort). C’est lorsque nous quittons le bain froid pour se plonger dans un bain chaud que nous revenons vers l’équilibre, que nous sommes dans la phase d’intégration. Le corps comprend qu’il a eu un choc ! Il l’enregistre pour pouvoir y répondre mieux au prochain choc du même genre (immunité réflexe). L’individu devient ainsi plus fort. Mais attention à ne pas forcer, à ne pas trop s’éloigner de notre point d’équilibre.


"Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort" Nietzsche




10 _ L'INTUITION :

Revenir à l’alimentation instinctive est déjà un soin : permettre de remettre au centre de nos vies l’intuition. Le principe de s’écouter, de réaliser les choses de la vie avec le cœur sans intellectualiser (mentaliser) est un véritable retour au soin par nous-même. La vie en nous c’est la vérité. Et l’un des aspects essentiels à connaître sur la Vie c’est que la Vie prend soin de la Vie. Le vivant prend soin du vivant sans exception. Ecoutons cette énergie vitale provenant du chakra du coeur et suivons là le plus possible, par l’instinct.


Un SOIN nous parle de toutes les dimensions du soin au quotidien : alimentation, respiration, relation, culture, rire aussi… de ce qu’il y a de plus terre à terre, charnel, jusqu’au plus spirituel. Toutes ces dimensions ont besoin d’être nourries au quotidien… on accompagne… on aiguille… on nourrit… on corrige… on équilibre. C’est comme une danse, un mouvement.

C’est également regarder à l’intérieur de nous et s’interroger sur notre système de croyances. Qu’est ce qui nous permet de recevoir un soin de ce qui ne nous le permet pas ? Ou sont nos blocages ? Faire avancer les choses, accueillir et ne pas hésiter à laisser partir les vieilles croyances souvent obsolètes. La vie en nous c’est la vérité, c’est ce qui est ici, ce que nous sommes à cet instant.

Le soin apporte à la vie. VIE = VIBRATION = ENERGIE = GLOBALITE












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